Syria: protesters with banner denouncing the Assad regime

Syrie : « Il y a des manifestations tous les jours », disent les socialistes

Des comités organisant des luttes de base surgissent et se multiplient.

Dans toute la Syrie, la population s’est jointe à d’importantes manifestations contre la pauvreté et pour appeler à la chute du régime au pouvoir. Le Courant de gauche révolutionnaire en Syrie écrit pour Socialist Worker sur l’importance de la révolte, après des années d’horreur et de division.

Les manifestations ont débuté dimanche dernier, suite à la décision du régime au pouvoir du président Bachar al-Assad d’augmenter les salaires de 100 pour cent, mais en même temps d’augmenter les prix du carburant de 200 pour cent.

Les salaires des Syriens dans la zone contrôlée par le régime d’Assad varient entre 8 et 20 livres sterling par jour. Cela ne suffit pas pour vivre ne serait-ce que quelques jours.

Des appels à la grève et à la désobéissance civile ont été lancés par des mouvements tels que le Mouvement du 10 août, le Mouvement d’action civile et notre parti, la Gauche révolutionnaire en Syrie.

Les masses ont répondu à ces appels et des manifestations et autres formes de protestation ont eu lieu la semaine dernière, notamment dans le sud du pays : Soueida et Daraa, à Damas, Jaramana, à Alep et dans les villes côtières de Tartous et Lattaquié.

Ces manifestations ont eu des échos à Hama, Salamieh et dans le nord-est (sous occupation turque). Chaque jour, il y a des manifestations et des protestations.

Le mouvement de protestation en est à ses balbutiements et il est difficile de prédire son avenir. Elle est soumise aux manœuvres du régime lui-même et de l’opposition libérale pro-turque.

Mais les mouvements démocratiques et de gauche y participent également activement.

Syrie : logo du mouvement Résister en arabe.  Il comprend un poing

Un comité de coordination de la grève et de la désobéissance civile a été mis en place il y a trois jours sous le nom de « Qaouem », qui signifie « Résister » en arabe.

Il est composé de plusieurs mouvements actifs, dont notre parti. Nous menons donc une double bataille : contre le régime et contre les courants conservateurs et contre-révolutionnaires.

Le résultat dépendra de notre capacité à mobiliser les masses syriennes en faveur d’un changement démocratique et social radical.

Des comités organisant des luttes de base surgissent et se multiplient.

Une majorité du mouvement a tiré les leçons des échecs et des leçons de la première vague de la révolution il y a 12 ans. Le peuple syrien ne se fait aucune illusion : il sera sauvé par les États-Unis ou par tout autre pays. Leur salut est entre leurs mains.

Les masses du mouvement luttent pour la paix, la libération des prisonniers, le retour des réfugiés et des personnes déplacées, la réunification, le changement démocratique et le retrait de toutes les forces armées étrangères du sol syrien. Ils veulent également des politiques de justice sociale.

Dans cette lutte, notre parti fait avancer la lutte pour le socialisme.

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