Les conservateurs défendent le droit des policiers de tuer des gens et de s’en tirer impunément
Des policiers armés prennent des mesures officieuses après que l’un des leurs ait été inculpé du meurtre de Chris Kaba.
Dans un accès d’hypocrisie remarquable, le gouvernement s’est prononcé en faveur de grèves non officielles. FLes agents chargés des armes à feu ont rendu leurs armes pour protester contre le cas d’un collègue qui risque la prison à vie pour avoir abattu Chris Kaba.
Le Premier ministre Rishi Sunak et la ministre de l’Intérieur Suella Braverman ont exprimé leur soutien aux policiers qui refusent de porter leurs armes parce que l’un d’entre eux a été accusé de meurtre.
Des dispositions antiterroristes d’urgence ont été utilisées pour permettre à l’armée de se promener avec des armes, car les flics ne se sentent plus suffisamment en sécurité pour abattre des Noirs non armés.
Cela s’est produit après que Braverman a annoncé une révision de la manière dont les policiers armés peuvent éviter d’être jugés devant un tribunal pour avoir exercé leurs fonctions. Dans une série de tweets, elle a écrit que les flics « ne doivent pas craindre de se retrouver sur le banc des accusés pour avoir accompli leur devoir.
« C’est pourquoi j’ai lancé un examen pour garantir qu’ils ont la confiance nécessaire pour faire leur travail tout en nous protégeant tous. »
Cela comprenait un lien vers un reportage avec une photo d’une manifestation contre le meurtre de Chris Kaba par un policier au cas où il y aurait le moindre doute sur sa tentative d’influencer le procès.
Le commissaire du Met, Mark Rowley, est passé de l’exigence de plus de pouvoir pour limoger ses officiers pour cause de sexisme et de racisme à la compréhension de leurs « inquiétudes ».
Les actions des flics révèlent quelles sont leurs « inquiétudes ». Ils craignent de perdre leur capacité à tuer des gens sans conséquence. Mais il est également révélateur que, lorsque la police s’oppose au flot de scandales qui ont assailli le Met ces derniers temps, l’establishment se rallie immédiatement à eux.
Le Met compte plus de 3 000 agents chargés des armes à feu répartis dans plusieurs unités.
Plus de 100 policiers refusaient lundi de porter leurs armes, ce qui rendait les rues un peu plus sûres.
Les antiracistes affrontent les fanatiques
Les antifascistes ont affronté l’extrême droite et les fascistes dans toute la Grande-Bretagne le week-end dernier. À Pembroke, dans l’ouest du Pays de Galles, samedi dernier, Alex Yerbury, sosie d’Adolf Hitler, s’est présenté en tenue militaire avec dix fascistes.
« Son plan était de lancer une ‘marche caritative’ à Tenby pour collecter des fonds pour un vétéran sans abri probablement fictif de 98 ans », a rapporté Patrick, militant de Stand Up To Racism (SUTR).
«Ils étaient visiblement ivres, donc je doute qu’ils aient parcouru dix milles à pied.
« SUTR a réussi à mobiliser huit antifascistes dans un délai très court pour dire aux nazis qu’ils n’étaient pas les bienvenus dans notre ville et les a renvoyés. »
Pendant ce temps, à Chichester, les militants du SUTR ont appelé à une manifestation ce samedi pour se tenir aux côtés des réfugiés devant l’hôtel Chichester Park. Il devrait avoir lieu à partir de 10h sur Madgwick Lane, Westhampnett Road, PO19 7QL.
Le ministère de l’Intérieur devrait reprendre l’hôtel pour y accueillir les réfugiés. Cela fait suite à une foule d’extrême droite rassemblée dimanche dernier devant l’hôtel.
Simon, du groupe local SUTR, rapporte : « Dans un délai très court, nous étions 20 et 60 d’extrême droite. »
L’extrême droite prévoit d’organiser une autre manifestation samedi, « Protégez notre ville, protégez nos enfants ».
Le même jour, les militants de Skegness SUTR prévoient d’affronter les racistes devant l’hôtel Chatsworth. Les antifascistes de Honor Oak, dans le sud de Londres, s’opposent également à nouveau au groupe d’extrême droite Turning Point UK pour défendre les récits drag queen dans le pub local.
Inscrivez-vous à la conférence nationale du SUTR le 21 octobre sur bit.ly/SUTRConf23
