Lie with me homophobia France

Film qui parle d’amour, de perte et d’homophobie

Un film déchirant suit Stéphane et Thomas dans une histoire sur les fantômes du passé, la perte et l’homophobie

Lie With Me, réalisé par Oliver Peyon, raconte une histoire déchirante d’un jeune amour, d’un premier chagrin d’amour et de ce que c’était que d’être gay dans un petit village de France dans les années 1980. Il est adapté du roman de Philippe Besson du même nom, bien qu’en français.

Ça s’appelle Arrete avec tes mensonges, ce qui se traduit en gros par « arrête avec tes mensonges ». Le protagoniste, un écrivain du nom de Stéphane Belcourt, se fait dire par sa mère à un jeune âge de « arrêter avec vos mensonges » en référence à son passe-temps d’écriture d’histoires. homophobie

Mais cela renvoie aussi à la nature de l’histoire d’amour qu’il a eue avec Thomas quand il était jeune, qui, dans le film, a gardé sa sexualité secrète jusqu’à sa mort. Stéphane revient au village en tant qu’ambassadeur d’une marque de cognac locale plusieurs années après l’affaire.

De vieux souvenirs sont déterrés qui sont à la fois amers et doux. Stéphane rencontre Lucas, le fils de celui qu’il appelait autrefois son amant. Ensemble, à travers des disputes et des tensions profondes, ils tentent de découvrir toute la vérité sur l’homme qu’ils ont aimé.

Les idées de masculinité sont ici remises en question alors que Lucas et Stéphane s’autorisent à devenir émotifs et ouverts. Ensemble, ils remettent en question leurs propres points de vue sur Thomas.

Ce qui frappe le plus dans le film, ce sont les nettes différences de classe entre Stéphane et Thomas. Stéphane peut passer ses week-ends et ses vacances à se détendre ou à écrire tandis que Thomas est contraint de travailler dans la ferme de ses grands-parents. homophobie

C’est aussi une histoire de passage à l’âge adulte. Stéphane cherche désespérément à échapper à la campagne étouffante qui limite sa créativité et sa liberté d’être lui-même. D’un autre côté, Thomas sent que même s’il veut s’échapper, il ne peut pas.

Il se sent obligé non seulement de travailler pour la survie de sa famille, mais de se conformer à la structure souvent homophobe du mariage hétéro et des enfants.

C’est finalement ce qui les sépare, car Thomas doit quitter la France pour travailler pour sa famille. Fait intéressant, l’épidémie de sida n’est pas vraiment abordée du tout dans le film. C’est une histoire différente de celle du livre.

Besson écrit dans le roman : « Nous faisons l’amour sans préservatif. Le SIDA est bien là. Nous connaissons même sa véritable identité. On ne l’appelle plus le « cancer gay ». Elle est là, mais nous pensons en être à l’abri.

« Nous ne savons rien de la grande décimation qui s’ensuivra, nous privant de nos meilleurs amis et anciens amants, qui nous réunira dans les cimetières et nous fera gratter des noms dans nos carnets d’adresses, nous exaspérant de tant d’absences, de si profondes perte. Il est là mais nous n’avons pas encore peur.

« Nous croyons que nous sommes protégés par notre jeunesse. « Nous avons 17 ans. On ne meurt pas à 17 ans.

Vers la fin du film, Stéphane lit une lettre que Thomas lui a laissée avant son suicide. Stéphane voit à quel point Thomas tenait à lui.

Il comprend à quel point il a lu et regardé Stéphane dans les médias et comment il savait qu’ils avaient une relation profonde et spéciale. Cette reconnaissance est un élan de soulagement et de catharsis pour Stéphane et pour nous.

Plus que tout, cela montre à quel point il est important de reconnaître la douleur et la souffrance des hommes homosexuels de la période du sida et comment cela informe encore les attitudes homophobes à ce jour.

  • Lie With Me est en salles à partir du 18 août

A lire également