Le passé sanglant de la Grande-Bretagne dévoilé
Une nouvelle découverte archéologique rappelle la main brutale de l’Empire britannique dans la traite transatlantique des esclaves
Les archéologues ont annoncé cette semaine qu’ils avaient découvert le premier fort d’esclaves anglais en Afrique, Fort Kormantine, sur la côte du Ghana. C’est un sombre rappel du rôle infâme joué par la classe dirigeante anglaise à la naissance du capitalisme.
Des pillards d’esclaves ont enlevé des personnes de toute l’Afrique de l’Ouest et les ont détenues dans le fort avant de les transporter dans les Caraïbes. Ces esclaves, nommés Coromantee, étaient connus pour leurs rébellions féroces contre leur asservissement. Le fort Kormantine date de 1631. C’était un comptoir d’or et d’autres matériaux pour acheter des esclaves avant de devenir un port d’esclaves en 1663.
C’est alors que le roi Charles II accorda une charte à la Compagnie des aventures royales d’Angleterre faisant du commerce avec l’Afrique, plus tard la Royal African Company, et lui donna le monopole du commerce des personnes.
La Grande-Bretagne a transporté de force 3,1 millions d’Africains à travers l’Atlantique entre 1640 et 1808, avec au moins un demi-million de morts pendant le voyage. Les Néerlandais ont ensuite repris le fort. Mais le premier port d’esclaves de Grande-Bretagne est un rappel de son héritage.
La Grande-Bretagne s’est construite sur le dos de ses horribles pratiques de traite des esclaves, et cet impact se fait encore sentir aujourd’hui. Aucune tentative d’embellir son rôle dans l’empire ne peut cacher la vérité.
Il n’y a rien de glorieux dans l’histoire impérialiste de la Grande-Bretagne. Et tous ceux qui ont souffert entre ses mains et résisté à son règne sont les véritables héros de l’époque.
