St George

Signaler un problème avec le football

L’été dernier encore, des racistes accrochaient des drapeaux anglais sur des lampadaires pour intimider les Noirs et les Marrons.

Cet été, ce même drapeau sera à nouveau hissé, mais cette fois sous le nom de « patriotisme » ou de « fierté ».

Le succès de l'Angleterre lors de la Coupe du monde de football masculin a été utilisé pour cultiver un visage amical du nationalisme.

Mais le nationalisme anglais n’est jamais progressiste, pas plus que le fait de brandir un drapeau.

De la « plantation de l’Ulster » à l’esclavage de millions d’Africains et à la famine systématique du Bengale, les symboles nationalistes ont été conçus pour nourrir la fierté d’un système meurtrier.

Au XIXe siècle, le Premier ministre conservateur Benjamin Disraeli parlait de maintenir « l’empire d’Angleterre ».

Il s’agissait d’un stratagème délibéré visant à amener les travailleurs à identifier un intérêt commun avec les politiciens, les banquiers et les patrons.

La notion de supériorité anglaise a été utilisée comme ciment pour tenter de les lier ensemble.

Avant le match de l'Angleterre contre la République démocratique du Congo, des supporters anglais ont été entendus dire : « Nous les avons colonisés une fois, nous les coloniserons deux fois. »

La classe dirigeante veut nous faire croire que tout le monde peut se rassembler sous ces drapeaux et ces maillots de football.

Mais le patriotisme progressiste n’existe pas : il est temps que la gauche dénonce le problème.

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