Votre lieu de travail est en ébullition ? Voici comment l'arrêter

Vous atteignez le point d’ébullition au travail ? Il est illégal de transporter du bétail à une température supérieure à 30 degrés Celsius, mais les patrons n'acceptent pas de température maximale pour travailler.
Il va falloir les forcer à agir. Une chaleur excessive peut entraîner de graves risques pour la santé, notamment la déshydratation, l’épuisement dû à la chaleur, le coup de chaleur et un risque accru d’accident.
De nombreux rapports font état d'évanouissements d'ouvriers et d'écoliers au cours de la semaine dernière.
Les employeurs ont l’obligation légale de protéger les travailleurs contre ces risques. En vertu de la loi de 1974 sur la santé et la sécurité au travail, etc., il est du « devoir de tout employeur d’assurer, dans la mesure du possible, la santé, la sécurité et le bien-être au travail de tous ses employés ».
Les réglementations sur le lieu de travail (santé, sécurité et bien-être) de 1992 exigent que :
- Les lieux de travail intérieurs doivent avoir une température « raisonnable ».
- Les employeurs doivent fournir des thermomètres pour surveiller les conditions.
Le Health and Safety Executive (HSE) précise clairement :
- Il n’y a pas de température légale maximale fixe, mais les patrons doivent évaluer les risques et agir.
- Une évaluation des risques doit tenir compte de la température, de l'humidité, du débit d'air, des vêtements/équipements de protection individuelle (EPI) et de la nature du travail.
- Les patrons doivent agir lorsque les travailleurs sont mal à l'aise ou en danger.
Les travailleurs ont le droit de travailler dans des conditions où les risques, notamment le stress thermique, sont correctement contrôlés.
Vous avez le droit de signaler les températures dangereuses à votre patron ou à votre représentant en matière de sécurité sans crainte de représailles.
Dans la plupart des directives syndicales, 30 degrés – ou 27 degrés pour un travail pénible – sont considérés comme trop élevés pour travailler en toute sécurité sans contrôle. Et une humidité élevée augmente considérablement le stress thermique sur le corps.
Les signes avant-coureurs d’un mal de chaleur comprennent des étourdissements, des maux de tête, des nausées, de la confusion, une transpiration excessive ou l’arrêt de la transpiration lorsqu’une personne atteint un coup de chaleur.
En vertu de l'article 44 de la loi de 1996 sur les droits en matière d'emploi, vous avez le droit de vous retirer d'un lieu de travail ou d'arrêter de travailler si :
- Vous croyez raisonnablement qu’il existe un danger grave et imminent.
- Vous ne pouvez pas éviter ce danger.
Vous êtes légalement protégé contre le licenciement ou le préjudice causé par une telle action, mais cette protection est un droit individuel uniquement.
La manière de forcer la direction à agir est de collectiviser ce droit, par exemple par le biais d’une pétition ou d’une réunion syndicale de masse. Il y a des rapports selon lesquels des travailleurs des poubelles ont utilisé l'article 44 lorsque les patrons ont insisté pour qu'ils sortent dans la chaleur avec un EPI complet. Et les travailleurs d’une école du Somerset ont utilisé le même droit légal pour fermer leur école le mois dernier.
Lorsque les températures sont élevées, les mesures immédiates peuvent inclure :
- Augmentez les pauses, en particulier dans les zones plus fraîches et ombragées.
- Fournissez de l’eau potable fraîche et encouragez une hydratation régulière.
- Ajustez les horaires de travail, par exemple en commençant plus tôt pour éviter les pics de chaleur.
- Réduisez les exigences physiques lorsque cela est possible.
- Améliorez la ventilation, comme les ventilateurs et ouvrez les fenêtres là où cela est sûr.
- Prévoyez de l’ombre pour les travaux extérieurs.
- Assouplissez les codes vestimentaires là où cela est sécuritaire.
- Faites pivoter les tâches pour limiter le temps d’exposition.
- Surveillez les travailleurs pour détecter tout signe de stress thermique.
Pour les travailleurs extérieurs, comme la construction, la livraison ou les déchets :
- Mise à disposition de crème solaire et de vêtements de protection.
- Ombre et abri obligatoires.
- Contrôles sociaux réguliers.
Tout employeur qui ne négocie pas sérieusement devrait faire face à un débrayage.
Les vagues de chaleur deviennent la norme. Chaque représentant syndical devrait insister sur des changements structurels à long terme pour atténuer la chaleur extrême due à la climatisation et à l'évolution des processus de travail.
La chaleur est un danger sur le lieu de travail. Les employeurs ont des obligations légales et les travailleurs ont des droits exécutoires. Personne ne devrait se sentir obligé de travailler dans des températures dangereuses.
Étapes clés pour organiser un débrayage
Chaque représentant syndical en matière de santé et de sécurité a le droit légal d’enquêter de manière indépendante sur les dangers au travail, y compris le stress thermique.
Vous aurez besoin de preuves pour étayer vos demandes d’action. Si l’employeur refuse de fournir un thermomètre, utilisez les fonds du syndicat pour en acheter un.
Il existe des hygromètres bon marché qui mesurent la température et l’humidité de l’air et assurent une surveillance continue. Ils se connectent aux téléphones par Bluetooth. Quelques exemples de marques sont : Govee, ThermoPro, Netatmo.
- Convoquer une réunion des membres du syndicat pour collectiviser les griefs et convenir des revendications.
- Utilisez la section 44 pour organiser un débrayage.
- Envoyez vos rapports d’actions réussies à Socialist Worker pour diffuser le message : socialistworker.co.uk
