Barts NHS strikers supporters on the NHS workers strike rally at the Royal London Hospital, east London holding Strike to save the NHS -  kick out the tories placards

Les infirmières de l’Est de Londres n’ont pas arrêté de faire grève

Les infirmières du Barts Health NHS Trust ont rejoint d’autres agents de santé sur la ligne de piquetage

Un groupe d’infirmières à l’est de Londres LNH de Barts trust sont tellement furieux contre les bas salaires et le manque de personnel qu’ils ont rejoint le syndicat Unite et ont fait grève la semaine dernière.

Les agents de nettoyage, les porteurs, le personnel de cuisine, les auxiliaires, les techniciens et maintenant les infirmières ont débrayé en raison de leurs salaires et de leurs conditions de travail. Ils ont également fait grève contre le non-paiement de la « prime Covid » du gouvernement à certains personnels.

Et la semaine dernière, ils ont été rejoints par des médecins et des consultants du syndicat BMA, ainsi que par des radiologues.

Les infirmières ont parlé à Socialist Worker de la colère qui s’empare de la profession et des raisons pour lesquelles les grands syndicats de la santé ont eu tort d’accepter l’accord sur les bas salaires de cette année.

Vous êtes déjà membres du syndicat des infirmières et infirmiers de la MRC, qu’est-ce qui vous a décidé à participer à la grève Unite ?

En tant que personnel travaillant dans certaines zones de l’hôpital et soignant des patients gravement malades, nous avons vu nos collègues d’autres régions faire grève. Nous avions bon espoir des changements que cela pourrait imposer.

Mais le jour où l’accord salarial a été annoncé, la confusion, la colère et un sentiment général de méfiance à l’égard des syndicats nous ont forcés à accepter cet accord.

L’accord ne répondait pas du tout à nos besoins et à nos demandes en tant qu’infirmières A&E. Et même si nous savons que ce projet a été voté par les membres du syndicat, nous n’avons pas estimé que c’était suffisant.

Lorsque nous avons découvert qu’Unite était prêt à vraiment nous écouter et à se laisser guider par nous dans la suite des négociations, nous avons senti que nous pouvions retrouver espoir. Nous avons donc signé avec eux.

Beaucoup d’entre nous sont toujours membres de la MRC et aimeraient beaucoup qu’ils nous soutiennent pour remporter une nouvelle ronde de négociations.

De nombreuses infirmières étaient mécontentes de l’accord salarial conclu par la MRC cet été. Dans quelle mesure le sentiment d’abandon en matière de rémunération et de personnel est-il répandu parmi les infirmières ?

Une grande majorité, sinon la totalité, du personnel infirmier de notre service se sentait déçue par l’accord salarial.

Le sentiment était qu’il s’agissait d’un accord visant à nous faire taire et qu’il ne faisait absolument rien pour répondre à nos besoins. Cela concernait des infirmières de différents niveaux et expériences : du plus jeune au plus expérimenté, tout le monde se sentait déçu.

Nous connaissons notre valeur pour le système de santé et le public, nous savons combien nous donnons à chaque quart de travail, jour après jour, pendant des années. Nous connaissons les sacrifices que nous faisons pour notre santé, nos familles et nos amis pour accomplir ce travail crucial. Mais se faire dire que nous ne valons pas assez pour recevoir ce que nous demandons est navrant.

En tant que professionnels, nous savons ce que nous devons faire pour nos patients, mais nous n’avons pas le personnel nécessaire pour mettre cela en œuvre.

Cela signifie que nous sommes constamment déçus de nous-mêmes pour des raisons indépendantes de notre volonté, ce qui ne nous procure pas de satisfaction au travail et conduit à des niveaux d’épuisement professionnel plus élevés. Cela conduit de nombreuses personnes à quitter la profession, alimentant ainsi les problèmes de personnel auxquels nous sommes déjà confrontés.

Qu’est-ce que ça fait d’être sur les lignes de piquetage avec des personnes occupant tous les autres postes hospitaliers ? Ce genre d’unité dans un hôpital est rare, n’est-ce pas ? L’action contribue-t-elle à briser les hiérarchies hospitalières ?

Nous ne voyons pas cette hiérarchie dans A&E. Nous dépendons tellement des autres membres du personnel pour pouvoir faire notre travail que nous les voyons et travaillons avec eux tout le temps. L’unité parmi les groupes de travailleurs actuellement en grève n’est pas rare du tout.

Mais la division que nous ressentons est le manque d’unité de la part des gestionnaires non cliniques. Faire grève ensemble m’a semblé puissant. C’est formidable de pouvoir soutenir les revendications de grève des uns et des autres et cela n’a fait que remonter le moral de chacun.

Selon vous, que devrait-il se passer maintenant ?

Des pourparlers ont eu lieu mais aucun progrès n’a été réalisé. Il nous faut donc maintenir la dynamique des grèves pour faire reconnaître nos revendications.

Nous devons maintenir l’unité entre les membres d’Unite, la BMA et les autres syndicats en grève.

Plus nous serons nombreux à faire grève et à montrer à quel point nous sommes essentiels au fonctionnement de l’hôpital, plus nous aurons de chances d’obtenir que nos revendications soient satisfaites.

Nous demandons des choses qui ne profiteront qu’à l’avenir du NHS et amélioreront la qualité des soins pour nos patients.

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