Netanyahu prévoit de nouveaux massacres après les mandats d'arrêt
La répulsion mondiale face aux actions d'Israël à Gaza et au Liban a poussé la Cour pénale internationale à émettre des mandats d'arrêt. Mais les dirigeants occidentaux soutiennent toujours Israël.

Face à la résistance au Liban et au dégoût international face à ses crimes, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou cherche un répit avant de massacrer davantage de personnes.
Le cabinet de guerre israélien semblait prêt à accepter un cessez-le-feu temporaire au Liban, au moment où Socialist Worker mettait sous presse mardi.
L'accord de cessez-le-feu de 60 jours verrait les forces israéliennes se retirer du sud du Liban.
Mais il en serait de même pour le groupe de résistance libanais Hezbollah, qui a opposé une résistance acharnée depuis qu'Israël a lancé une invasion terrestre le 1er octobre.
Lors des négociations, Israël a exigé le droit d'intervenir au Liban indépendamment d'un cessez-le-feu.
Bien que cela ne soit pas une condition du cessez-le-feu, les États-Unis ont assuré à Israël qu’il y aurait un accord séparé l’affirmant.
L'absence d'un « objectif final » réalisable à Gaza et au Liban – où Israël n'a pas écrasé la résistance – alimente les divisions au sein d'Israël sur la meilleure façon d'assurer la domination.
L’accord va aggraver ces divisions. Le ministre israélien de la Sécurité d'extrême droite, Itamar Ben-Gvir, s'est opposé au cessez-le-feu. « Ce sera une occasion manquée historique si nous arrêtons tout et revenons en arrière », a-t-il déclaré.
Ces divisions alimentent la logique génocidaire d’Israël. Malgré les pourparlers de cessez-le-feu, Israël continue de bombarder le Liban. Au cours du week-end, Israël a assassiné au moins 29 personnes à Beyrouth, la capitale. Le Hezbollah a répondu en tirant plus de 340 roquettes sur Israël.
Même après qu’Israël ait semblé prêt à accepter le cessez-le-feu, ses forces ont lancé mardi un nouvel avertissement d’évacuation à Beyrouth.
Mais les divisions israéliennes font partie d’une crise pour le projet sioniste. La répulsion mondiale a contraint les partisans occidentaux d’Israël à faire des concessions.
Cette pression a poussé la Cour de la CPI la semaine dernière à émettre des mandats d’arrêt contre Netanyahu et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant. Il les a accusés de « crimes contre l’humanité et crimes de guerre ».
Les 124 États membres de la CPI sont désormais obligés d’arrêter Netanyahu et Gallant s’ils mettent le pied sur leur sol.
Le président américain Joe Biden a réitéré son soutien à Israël en déclarant : « Il n’y a aucune équivalence – aucune – entre Israël et le Hamas. Nous serons toujours aux côtés d’Israël contre les menaces qui pèsent sur sa sécurité. »
D’autres dirigeants occidentaux sont désormais pris dans une impasse. Un porte-parole du Premier ministre Keir Starmer a déclaré : « La Grande-Bretagne respectera toujours ses obligations légales telles que définies par le droit national et même le droit international. » Mais ils ont veillé à soutenir Israël, affirmant : « Il n’y a aucune équivalence morale entre Israël, une démocratie, et le Hamas et le Hezbollah libanais, qui sont des groupes terroristes. »
Cela met en lumière encore plus l’hypocrisie de l’Occident. Pour défendre leurs intérêts au Moyen-Orient, les dirigeants occidentaux vont désormais devoir s’enfoncer encore plus dans la complicité du génocide et des crimes de guerre.
Israël intensifie son siège au nord de Gaza, où 130 000 enfants sont piégés par les forces israéliennes et où l'hiver approche. Il est essentiel de continuer à mobiliser les mouvements palestiniens en Occident pour mettre fin à toutes les ventes d’armes à Israël.
Netanyahu, Gallant, Biden, Starmer et tous les dirigeants occidentaux devraient être traduits en justice pour crimes de guerre.
