Natanz nuclear facility in Iran is part of the long history of Israel and its assassinations and cyber attacks

La longue histoire d'assassinats atroces d'Israël

Israël utilise de nombreux moyens pour semer la mort et la destruction

L'installation nucléaire de Natanz en Iran fait partie de la longue histoire d'Israël et de ses assassinats et cyberattaques

Des téléavertisseurs explosifs aux mitrailleuses télécommandées, Israël a une longue tradition d’assassinats. Le pays a souvent recours à des technologies de pointe pour assassiner ses opposants.

Mais l'attaque récente au téléavertisseur et au talkie-walkie au Liban est le premier acte terroriste à utiliser des explosifs dans des appareils électroniques grand public fabriqués en série. Les agences de sécurité israéliennes tentent de regagner une partie de leur réputation, qui a été entachée après avoir été prises au dépourvu par l'attaque de la résistance palestinienne contre Israël le 7 octobre.

En 1972, Israël a assassiné Mahmoud Hamshari, un représentant de l'Organisation de libération de la Palestine en France. Un agent du Mossad s'est fait passer pour un journaliste italien pour attirer Hamshari loin de chez lui.

Le Mossad a ensuite placé une bombe sous son téléphone fixe alors qu'il était absent. Hamshari a perdu une jambe dans l'explosion et est décédé des suites de ses blessures. Le Shin Bet, l'agence de sécurité israélienne, a tué le combattant du Hamas Yahya Ayyash en 1996 en faisant exploser son téléphone.

Après avoir placé le téléphone dans une maison souvent utilisée par Ayyash, le Shin Bet a fait exploser l'engin contenant 15 grammes d'explosifs alors qu'il était au téléphone avec son père. Mais les téléphones explosifs ne sont pas le seul moyen utilisé par Israël pour semer la mort et la destruction. En 2020, le Mossad a assassiné Mohsen Fakhrizadeh, le plus haut responsable nucléaire iranien.

Il a été abattu à Absard, une ville à l'est de Téhéran, à l'aide d'une mitrailleuse télécommandée. Fakhrizadeh a été attaqué alors qu'il circulait dans un véhicule blindé, mais la voiture télécommandée d'Israël, équipée d'une mitrailleuse télécommandée, l'a abattu alors qu'il tentait de fuir.

Israël a également utilisé de fausses identités pour commettre des assassinats. En 1997, des agents du Mossad ont tenté d’assassiner Khaled Meshaal, alors chef du Hamas, à Amman, en Jordanie.

Deux agents sont entrés en Jordanie avec de faux passeports canadiens et ont empoisonné Meshaal en lui pulvérisant du poison dans l'oreille. Le roi de Jordanie, Hussein ben Talal, a menacé d'annuler l'accord de paix conclu entre la Jordanie et Israël, ce qui a fait pression sur le Mossad pour qu'il lui fournisse l'antidote.

En 2010, des agents du Mossad ont également tué le chef du Hamas, Mahmoud al Mabhouh, dans une chambre d'hôtel de Dubaï. Pour entrer à Dubaï, 26 agents du Mossad ont usurpé l'identité de citoyens israéliens possédant la double nationalité et des passeports obtenus auprès de plusieurs pays occidentaux. De nombreux assassins ont été filmés, déguisés en touristes.

Les agents du Mossad ont paralysé Mabhouh avec un relaxant musculaire, puis l'ont électrocuté et étouffé avec un oreiller.


Les tensions impérialistes se répandent dans le cyberespace

Les cyberattaques sont souvent présentées comme une arme utilisée par les « États voyous » qui menacent la démocratie occidentale. Mais Israël mène souvent ses propres cyberattaques, avec le soutien de l’Occident.

L'unité 8200 de l'armée israélienne travaille en étroite collaboration avec l'Agence de sécurité nationale des États-Unis et est responsable de la plupart des cyberattaques israéliennes. En 2010, l'unité 8200 et les États-Unis ont implanté le virus informatique Stuxnet dans les installations nucléaires iraniennes.

Stuxnet a fait perdre le contrôle aux centrifugeuses nucléaires, qui contrôlent avec précision l'enrichissement de l'uranium. Selon un analyste, l'attaque israélienne aurait fait reculer de plusieurs années le programme nucléaire civil iranien.

En 2021, Israël a de nouveau attaqué les installations nucléaires iraniennes, notamment la centrale de Natanz, dans le centre de l'Iran, détruisant des centrifugeuses nucléaires. Les installations nucléaires iraniennes sont une cible car elles menacent la supériorité nucléaire d'Israël.

Les cyberattaques au Moyen-Orient ne se limitent pas aux infrastructures nucléaires. Israël, l'Iran et d'autres pays ciblent également les réseaux sociaux, les ressources en combustible et les infrastructures sociales.

En 2017, l'unité 8200 a attaqué le fournisseur d'accès Internet public libanais Ogero, interrompant les communications au Liban pendant dix jours. En 2021, Israël a également attaqué les infrastructures de carburant du Liban. Dans le domaine du cyberespace, c'est le soutien des États-Unis qui garantit qu'Israël dispose des méthodes les plus avancées.

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