Un autre rapport dénonce le racisme institutionnel de la police du Met
Le rapport est le dernier d'une longue série d'examens et d'enquêtes qui ont critiqué la police métropolitaine.

La police métropolitaine cause des « préjudices raciaux » aux Noirs et « défend institutionnellement » ces préjudices, selon un nouveau rapport.
L'examen interne réalisé par Shereen Daniels a révélé que le leadership et la culture du Met le mettent à l'abri des réformes. Il concluait que la conception même de la police du Met rend « inévitable la poursuite des préjudices raciaux ».
Le rapport qualifie les « résultats anti-Noirs dans la police » de « non aléatoires ». « Ils ont été intégrés. Et ils ont été nommés, encore et encore, par des familles en deuil, des agents de première ligne, des syndicats, des militants, des lanceurs d'alerte, des militants et des enquêtes formelles », affirme la revue.
La force est plus susceptible d’être utilisée contre les Noirs que contre les Blancs, le Met considérant « la noirceur elle-même comme une cause probable ».
Ce rapport est le dernier d’une très longue série d’examens et d’enquêtes.
En 2024, l'enquête Angiolini sur Wayne Couzens, l'officier qui a enlevé, violé et assassiné Sarah Everard, a révélé que la police avait manqué à plusieurs reprises des occasions de mettre fin aux agressions sexuelles de Couzens.
En 2023, la revue Casey a révélé que la police du Met était institutionnellement raciste, sexiste et homophobe. Le rapport souligne que cela n’est pas seulement dû à quelques individus épouvantables, mais à toute une institution pourrie. Le Met n’a pas fait grand-chose pour répondre à ces critiques largement relayées.
En 2021, le Bureau indépendant pour la conduite de la police (IOPC) et des examens internes ont révélé des schémas de racisme et des préjudices professionnels infligés aux agents qui s'exprimaient. Cela comprenait une enquête sur un groupe d'agents masculins du poste de police de Charing Cross et sur leur ignoble racisme et sexisme.
Le Met a répondu en décrivant les problèmes comme des problèmes culturels isolés plutôt que comme des problèmes systémiques.
En 2019, l'Inspection de la police HM (HMIC) a critiqué la force pour son recours disproportionné aux contrôles et aux fouilles des Noirs. Il a déclaré que toutes les perquisitions n’étaient pas « justifiées ou dûment justifiées ». Le Met n’a rien changé.
En 2017, la Lammy Review a été créée pour examiner les disparités raciales au sein du système judiciaire. Ses conclusions étaient, comme on pouvait s'y attendre, limitées, mais parmi elles figurait le fait que les personnes inculpées, jugées et punies sont susceptibles de manière disproportionnée d'être issues de milieux minoritaires. Rien n'a changé.
En 2014, le rapport HMIC Stop and Search a démontré une disproportion raciale persistante. Cela a conduit à une révision des pouvoirs de la police, mais n'a pas ébranlé la suspicion raciale persistante dont font preuve les policiers.
En 2009, une commission indépendante des plaintes contre la police a enquêté sur le recours excessif à la force par la police du Met. Cela n’a conduit à aucun changement structurel durable.
En 1999, l'enquête Macpherson sur les échecs du Met, qui a laissé libres les assassins racistes de Stephen Lawrence, a défini le Met comme étant institutionnellement raciste. Certaines réformes ont été adoptées, comme les objectifs de recrutement d'officiers noirs et asiatiques, mais les réformes structurelles à grande échelle ont été abandonnées.
En 1981, le rapport Scarman reconnaissait le désavantage racial auquel les Noirs étaient confrontés du fait du Met. Des réformes minimales se sont concentrées sur l’amélioration des relations communautaires, sans s’attaquer aux problèmes systémiques.
La pourriture du Met a été démontrée à maintes reprises. Mais à maintes reprises, le Met n’a pas réussi à apporter des changements significatifs.
Il est temps d’adopter une approche plus radicale : démolir toute l’institution.

