The Foreign Secretary, David Cameron meeting Prime Minister of Israel, Benjamin Netanyahu. (Picture: Rory Arnold)

Netanyahu annonce un plan horrible pour l’invasion de Rafah

Netanyahu a clairement indiqué que l’État israélien prévoyait de perpétrer un massacre à Rafah, dans le sud de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a clairement indiqué que l’État israélien voulait perpétrer un massacre à Rafah, dans le sud de Gaza, quel qu’en soit le prix.

Il a déclaré dimanche dernier que tout accord éventuel conclu avec le Hamas pour échanger des détenus israéliens contre des prisonniers palestiniens pourrait retarder mais pas empêcher une invasion terrestre israélienne de Rafah.

« Si nous parvenons à un accord, il sera quelque peu retardé », a déclaré Netanyahu. « Mais ça va arriver. Si nous n’avons pas d’accord, nous le ferons quand même. »

Dans une interview sur CBC Face the Nation, il a ajouté : « Une fois que nous aurons commencé l’opération Rafah, la phase intense des combats sera dans des semaines avant d’être terminée, et non dans des mois, des semaines.

« Nous ne pouvons pas quitter le dernier bastion du Hamas sans nous en occuper. »

La position agressive de Netanyahu intervient alors que des négociations entre une délégation israélienne et des médiateurs des États-Unis, du Qatar et de l’Égypte se sont tenues à Paris, en France, le week-end dernier.

Les représentants du Hamas n’étaient pas présents mais ont reçu un projet de propositions.

Le projet comprendrait une proposition visant à arrêter les combats pendant une période pouvant aller jusqu’à six semaines pour permettre un échange de prisonniers palestiniens et de détenus israéliens.

Il présente également un plan de « redéploiement » des troupes israéliennes à travers Gaza et le retour des femmes et des enfants palestiniens dans le nord de Gaza.

Cela constituerait un recul pour le Hamas, qui a appelé au retrait complet de l’armée israélienne de Gaza.

Les négociations se sont ensuite déplacées à Doha, au Qatar, et ont été rejointes par des représentants du Hamas. Ils devaient se poursuivre tout au long de cette semaine.

Mais Netanyahu a déclaré que quel que soit le contenu de tout accord, l’État israélien procéderait à une invasion terrestre de Rafah parce que son objectif ultime est de vaincre le Hamas.

Des milliers d’Israéliens sont descendus dans les rues de Tel Aviv samedi dernier sous la bannière « Choisissez l’otage » pour exiger des élections anticipées et que le gouvernement accepte un accord qui ramènerait les détenus israéliens.

Les policiers anti-émeutes ont tiré avec des canons à eau sur les manifestants qui tentaient de bloquer les routes et 21 Israéliens ont été arrêtés. Il y a également eu une grande manifestation à Jérusalem.

Ces manifestations montrent l’ampleur de la colère contre Netanyahu et son gouvernement, ainsi que la rapidité avec laquelle l’État israélien réprime ses citoyens.

Mais ces manifestations ne constituent pas un défi pour l’État sioniste qui dépend du racisme et de la ségrégation pour son existence.

Alors que ceux qui sont dans la rue font rage contre leur gouvernement, seule une infime majorité en Israël va jusqu’à s’en prendre au régime d’apartheid lui-même.

Israël a prévu que le massacre de Rafah commence dès le 10 mars, ce qui signifie que les Palestiniens manquent de temps.

Les manifestants doivent continuer à faire rage dans les rues contre l’horreur sioniste et faire en sorte que la prochaine manifestation nationale à Londres le 9 mars soit aussi militante que possible.

Le complot israélien mettra fin au mythe occidental des deux États

S’il ne peut pas exterminer ou chasser la population de Gaza, Israël veut la détenir dans un camp de concentration permanent.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a enfin dévoilé les plans d’Israël pour Gaza. Il rejette même les vagues plaintes des États-Unis.

En effet, il sait que Joe Biden n’arrêtera pas les livraisons d’argent et d’armes américaines qui alimentent le génocide israélien.

Le document d’une page, publié vendredi dernier, indique que la gouvernance de Gaza serait confiée à des « responsables locaux ayant une expérience administrative » mais qui n’ont eu aucune affiliation préalable avec le Hamas ou d’autres groupes armés.

On ne savait pas clairement ce que le document signifiait par là. Il ne fait aucune mention d’un quelconque rôle, même pour l’Autorité palestinienne, l’administration basée en Cisjordanie qui agit comme la police complice d’Israël.

C’est lui que Biden veut prendre le contrôle de Gaza.

Le projet dit : « Israël aura un contrôle de sécurité sur toute la zone à l’ouest de la Jordanie », qui comprend toute la Cisjordanie et Israël, ainsi que Gaza.

Alors que la Cisjordanie est divisée depuis les accords d’Oslo de 1993 en trois zones, ce plan vise à imposer l’autorité de l’armée israélienne sur la zone A, contrôlée jusqu’ici par l’Autorité palestinienne.

Israël veut faire de l’administration de la zone B le modèle de gestion de tous les territoires palestiniens.

Dans la zone B, l’État sioniste contrôle toutes les affaires sécuritaires et exécutives.

Le plan prévoit une « démilitarisation complète » de Gaza et la fermeture de la frontière sud du territoire avec l’Égypte.

Le document rejette la reconnaissance d’un État palestinien. Il prévoit également un « tampon de sécurité » important à l’intérieur de Gaza, réduisant encore davantage la taille de ce territoire déjà extrêmement surpeuplé.

L’idée, colportée par certains en Occident et dans la plupart des régimes arabes, selon laquelle Israël accepterait un jour une solution à deux États, y compris un État palestinien viable, est encore plus une fraude et un piège que jamais.

Divisant l’avenir de Gaza en phases à court, moyen et long terme, le plan indique qu’Israël poursuivra son siège de 17 ans et contrôlera la police locale ainsi que l’enseignement dans les écoles et les mosquées.

Netanyahu a également proposé des programmes de déradicalisation pour les habitants de Gaza.

Il déclare qu’il souhaiterait que ces programmes soient établis dans chaque institution éducative, sociale et religieuse de la région.

Le contenu de ces programmes serait emprunté aux régimes arabes répressifs selon Netanyahu, sans toutefois préciser sur quel modèle il les prendrait pour modèle.

La mise en œuvre d’un tel plan impliquerait la destruction totale de la résistance.

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