Les frappes grecques devraient s'intensifier pour s'opposer à la guerre

En Grèce, les dockers et les gens de mer ont fait grève pendant 24 heures jeudi, interrompant les services de ferry locaux.
Ils exigent que tous les marins du golfe Persique rentrent chez eux dès maintenant.
Dans le cadre de la grève, les travailleurs du PNO – la fédération syndicale des gens de mer en Grèce – se sont rassemblés devant le Syndicat des armateurs grecs dans la ville portuaire du Pirée. Selon certaines informations, l'Union des armateurs grecs envisageait d'envoyer un navire dans cette région déchirée par la guerre, en coordination avec le gouvernement.
Il y a actuellement 265 navires battant pavillon grec ou appartenant à des propriétaires grecs dans la région du Golfe, dont dix navires marchands avec 85 marins grecs à leur bord.
Plus tôt dans la matinée, des piquets de grève étaient dressés sur les quais du Pirée. Les membres de Solidarité ouvrière se sont tenus à leurs côtés pour appeler à des grèves pour intensifier la lutte contre la guerre.
Le syndicat Penen, qui fait partie de la fédération PNO, appelle désormais à une grève de 48 heures.
L'appel à la grève de Penen jeudi se lit comme suit : « Cette guerre, menée par l'impérialisme américain et le meurtrier Israël sioniste, vise les vastes ressources énergétiques de l'Iran, pour changer et contrôler la situation politique en Iran, pour renverser le régime de ce pays et pour renforcer l'influence des États-Unis et d'Israël génocidaire dans la région.
« Il s’agit d’une guerre agressive, impérialiste et barbare qui comporte d’énormes risques d’affrontement plus large. »
Le communiqué condamne également le gouvernement conservateur grec et sa complicité dans les attaques des États-Unis et d'Israël.
« Dans cette guerre, le gouvernement de la Nouvelle Démocratie a une fois de plus choisi de s’impliquer directement aux côtés des États-Unis et d’Israël, en déclarant ouvertement son soutien et en fournissant généreusement une aide en mer.
« Il s’agit d’un conflit dangereux et meurtrier qui met notre pays et notre peuple en danger immédiat, car nous sommes désormais une véritable cible de représailles de l’Iran, comme l’ont démontré les attaques de missiles contre Chypre.
« Dans ce scénario meurtrier qui se déroule dans notre région, les marins sont également au centre des conflits armés, alors que les armateurs grecs continuent d’envoyer leurs équipages dans des missions meurtrières dans des zones de guerre, sacrifiant leur sécurité et leur vie pour récolter d’énormes profits.
« Nous ne permettrons pas que des navires à passagers grecs soient entraînés dans la guerre. »
