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Le discours de Trump jette les bases d'une attaque de l'extrême droite

La politique d'extrême droite de Trump était pleinement visible lors du discours

Lundi, à la veille de son investiture, Donald Trump a prononcé un discours ambitieux décrivant ce qui l’attend.

Il affirme avoir préparé plus de 100 décrets pour mettre fin à « tous les décrets radicaux et insensés de l’administration de Joe Biden » dans les « heures » suivant son entrée en fonction.

Celles-ci comprenaient la promesse d’instaurer les lois sur l’immigration « les plus agressives et les plus radicales » de l’histoire des États-Unis. Trump a également promis de mettre fin aux mandats « destructeurs et source de division » en matière de diversité, d'équité et d'inclusion, d'interdire aux personnes trans+ d'accéder aux espaces non mixtes et de récupérer la richesse des États-Unis.

Attaquant la présidence Biden, Trump a promis de « mettre fin au règne d’un establishment politique défaillant et corrompu » et de transformer le « désastre hérité » en des États-Unis forts pour les « siècles » à venir.

Il a imputé aux démocrates le déclin de l’impérialisme militaire américain au Moyen-Orient, allant jusqu’à les accuser de financer les talibans et le Hamas. Il a promis de reconstruire la force militaire américaine face au déclin de sa puissance sur un nombre croissant de fronts.

Il a décrit les États-Unis comme étant « envahis » et « envahis », mais que d'ici lundi midi, les États-Unis seraient à nouveau une « nation libre et fière ». En mettant fin au droit de naissance et aux lois humanitaires qui protègent les migrants, entre autres mesures, il promet d'empêcher les pays de « vider leurs prisons » vers les États-Unis.

Tout au long de son discours de victoire, il a comparé les migrants à la frontière mexicaine au personnage fictif Hannibal Lecter, qui est un cannibale. Trump a soutenu cette affirmation en affirmant que 52 % d’entre eux avaient tué plus d’une personne et exploité la violence contre les femmes pour étayer son racisme.

Et le politicien d’extrême droite s’est attribué le mérite de l’accord de cessez-le-feu au Moyen-Orient, se vantant d’avoir fait plus avant de devenir président que Biden pendant son mandat.

Pourtant, Trump n’a pas autant insisté sur son intention de mettre fin à la guerre en Ukraine qu’il l’avait fait auparavant, car il a choisi de ne pas répéter son affirmation selon laquelle la guerre n’aurait pas commencé s’il avait été au pouvoir.

Tout en imputant les taux de criminalité aux migrants et aux démocrates, il a fait des allusions à la grâce et à la libération des émeutiers du 6 janvier. S'il n'a pas précisé ce qu'il ferait des près de 3 000 personnes inculpées et condamnées, il a promis qu'il rendrait les gens « très heureux » dès son entrée en fonction.

Il est trop facile de rejeter bon nombre de ces déclarations en les considérant comme de simples vantardises. La gauche doit se préparer aux assauts de Trump et à la montée en puissance des attaques racistes, misogynes et d’extrême droite à travers le monde.

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