L'État français arrête le militant pro-palestinien Elias d'Imzalene
L'Etat français renforce sa répression contre le mouvement palestinien en arrêtant le militant Elias d'Imzalene

L'État français a arrêté un militant musulman dans le cadre de la répression du mouvement de solidarité avec la Palestine.
Le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau s'en prend à Elias d'Imzalene, du groupe Perspective musulmane. Il a utilisé le mot « intifada » (soulèvement) lors d'une manifestation contre le génocide des Palestiniens perpétré par Israël le 8 septembre.
Des journalistes ont partagé un extrait de la vidéo, qui a été transmis au ministère de l'Intérieur.
D'Imzalene a été convoqué par la police mardi pour un entretien, puis placé en garde à vue le même jour. Des partisans de d'Imzalene se sont rassemblés le même jour devant un commissariat de police à Paris, brandissant des drapeaux palestiniens.
Samidoun, le réseau de solidarité avec les prisonniers palestiniens en France, a déclaré : « Nous étions présents en solidarité avec Elias d'Imzalene qui a été placé en garde à vue aujourd'hui. Un rassemblement a été organisé devant le commissariat pour exiger sa libération immédiate.
« Soutenir la Palestine n’est pas un crime, solidarité contre la répression et le racisme ! »
Rayan Freschi, chercheur pour CAGE International, a déclaré : « Nous soutenons pleinement Elias d'Imzalene. Malgré la crise politique en cours en France, l'État continue de cibler sans relâche les organisations et les dirigeants de la communauté musulmane.
« Nous constatons que la condamnation du génocide à Gaza et la dénonciation de ses commanditaires sont en train de devenir criminalisées.
« Les déclarations de solidarité sont délibérément mal interprétées pour justifier des poursuites politisées sous couvert d’incitation ou d’atteinte à la sécurité nationale. »
